TravauxThe Horrifically Real Virtuality
The Horrifically Real Virtuality
Un hommage à Ed Wood et Bela Lugosi, joué en direct dans la réalité virtuelle : cinquante minutes où le spectateur évolue parmi les comédiens et touche de vrais objets.
Le contexte
Après Alice, les festivals attendaient la suite. L’enjeu n’était plus de prouver que le théâtre en réalité virtuelle était possible, mais d’aller plus loin : une œuvre plus longue, plus physique, où le spectateur se déplace, interagit avec des comédiens en direct et manipule de vrais objets dans le décor virtuel. Réalisée par Marie Jourdren, l’œuvre revisite l’univers d’Ed Wood et de Bela Lugosi, et interroge au passage le rapport entre la réalité virtuelle et le cinéma.
Mon rôle
J’ai dirigé l’ensemble de la production : budget, planning, équipes techniques et artistiques, et les arbitrages nécessaires pour pousser la technique plus loin qu’Alice sans mettre en danger l’exploitation en festival — capture volumétrique, interaction physique, synchronisation permanente entre le réel et le virtuel.
Ce que ça a changé
L’œuvre a été sélectionnée à Venice VR en 2018 et a reçu le prix de la meilleure expérience VR au Future of Storytelling, à New York. Surtout, elle a servi de démonstration de savoir-faire à un moment décisif pour le studio : dans la foulée, DVgroup a levé 4,5 millions d’euros. Le projet a transformé une réputation de festival en capacité d’investissement.
Ce qui a été livré
Une expérience de cinquante minutes pour des spectateurs en déplacement libre : comédiens en direct, personnages en capture volumétrique, objets physiques synchronisés avec le décor virtuel, et un dispositif pensé pour tourner en festival — de Venise au Centre Phi à Montréal.
Ce qui en reste
Pousser la technique n’a de valeur que si l’œuvre reste jouable chaque soir. Entre Alice et celle-ci, j’ai appris à doser l’innovation : une vraie rupture par projet, tout le reste éprouvé. C’est ce qui permet d’aller plus loin sans que le public paie le prix de l’expérimentation.